Le Dhofar

Province la plus au sud du Sultanat d’Oman, le Dhofar est une région vraiment particulière, isolée du reste du pays par un interminable désert de pierres. Elle connait sa plus haute affluence touristique entre juin et septembre, quand il fait beaucoup trop chaud pour visiter le reste du pays. En effet, à cette période, la région bénéficie du kharif : il s’agit d’une petite mousson apportée par des vents venus d’Inde. Elle rafraichit l’air et surtout transforme le paysage puisque les montagnes se couvrent d’un beau tapis vert ! Nous ne sommes pas à la bonne période pour voir cela mais on imagine bien le choc que cela doit faire en arrivant dans les vallées toutes vertes après des heures de conduite à travers ces cailloux monotones…

Sur la route (48)

Déjà, l’arrivée sur Salalah, même à cette période, est surprenante car les rues ici sont bordées d’arbres entourés de pelouse. Bien sûr les Indiens ne sont jamais bien loin pour entretenir et arroser tout ça… Et la ville est entourée de grandes plantations de bananiers, papayers et autres palmiers. D’ailleurs on retrouve les vendeurs de fruits en bord de route et ça il y avait bien longtemps car Oman n’en produit pas beaucoup. Mais nous ne sommes pas bons élèves puisque nous nous rendons directement au Lulu hypermarket où l’on trouve presque tout comme en France ! En effet nous avons pris notre temps pour descendre (une semaine) mais nous n’avions pas fait de gros plein de courses en partant ! Nous avons donc épuisé toutes nos réserves de nourriture et les enfants en ont un peu marre des pâtes au thon ! mdr! Vive le retour des produits frais !

Salalah (3)

Salalah (12)

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Salalah (15)

Salalah (1)

Les immenses cocotiers donnent beaucoup de charme à la grande plage de sable blanc pourtant si proche de la ville.

Salalah beach (16)

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Salalah beach (7)

Salalah beach (20)

Salalah beach (10)

Dans cette région poussent aussi de nombreux arbres à encens. C’est d’ailleurs le commerce de cette résine odorante qui faisait la prospérité du pays jadis, bien avant que l’on découvre les gisements de pétrole et de gaz… A certaines périodes de l’année on pratique des incisions dans l’écorce de ces arbres et on récolte des boules de résine plus ou moins colorées. Les blanches sont les plus pures et les plus recherchées. Ce n’est qu’en les déposant sur du charbon qu’elles dégagent leur délicieuse odeur…

Arbres à encens (1)

Arbres à encens (3)
Arbres à encens (8)
Arbres à encens (10)

Nous prenons la route du Yémen qui longe une côte de toute beauté et serpente à travers les montagnes de manière impressionnante. Plus qu’une heure de route et si ce pays n’était pas si problématique nous pourrions aller le visiter. C’est évident que de l’autre côté de la frontière nous découvririons encore de sublimes paysages et nous ferions la rencontre d’un peuple aussi gentil et accueillant qu’en Oman. Ce pays serait aussi la porte d’accès la plus rapide pour passer en Afrique… Mais non, une fois de plus la bêtise humaine fait des ravages. D’ailleurs, nous sommes soulagés d’apprendre que nos amis voyageurs “les Olives”, sont bien arrivés en Somalie. Ils avaient embarqué quelques jours plus tôt avec leur camion sur un bateau depuis Salalah jusqu’à Berbera…

Route du Yémen (1)

Route du Yémen (16)
Route du Yémen (9)

Route du Yémen (11)

Route du Yémen (8)

De notre côté, nous n’irons donc pas plus au sud que les magnifiques plages d’Al Fizaya auxquelles on accède par une piste de 6km extrêmement pentue. Elle mène d’abord à une vallée où les roches et les arbres ont des formes surprenantes :

Al Fizayah beach (86)

Al Fizayah beach (79)
Al Fizayah beach (76)
Al Fizayah beach (74)

Puis la vue se dégage sur la mer d’Arabie et l’on découvre qu’au pied de hautes falaises calcaires se nichent plusieurs criques de sable blanc, toutes plus accueillantes les unes que les autres !

Al Fizayah beach (5)

Al Fizayah beach (64)
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Al Fizayah beach (49)

La couleur de l’eau et tous ces petits ilots forment un ensemble des plus photogéniques !

Al Fizayah beach (43)

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La mer est un peu agitée, c’est parfait pour ressortir les planches de body surf ! Et oui, pendant que certains d’entre vous glissent sur la neige, nous on profite d’une mer à 25° !

Tire la langue

Île déserte

Al Fizayah beach (31)

Al Fizayah beach (26)
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Al Fizayah beach (34)

Dans cette région on trouve encore de magnifiques wadis comme celui de Darbat où se mêlent toutes sortes d’animaux : ânes, chèvres, vaches, damans, drôles de lézards et dromadaires qui se baignent ! Un vrai zoo !

Wadi Darbat (21)

Wadi Darbat (19)
Wadi Darbat (12)
Sur la route (63)
Wadi Darbat (9)
Wadi Darbat (3)
Wadi Darbat (1)

Il y aurait encore plein de belles choses à voir dans la région mais cette fois notre second visa touche à sa fin et nous devons donc sortir du pays ! Mais la frontière la plus proche est à plus de 1000 km et vu qu’on ne dépasse pas les 80 km/h, il faut commencer à remonter ! La route la plus directe passe par l’intérieur des terres mais nous avons tous très envie de retenter notre chance sur la plage des dauphins… On fait donc un petit crochet pour y retourner mais cette fois ils ne sont pas au rendez-vous. Il n’y a pourtant pas trop de vent et la mer est belle. En revanche en nous baignant on croise chacun notre tour de drôles d’algues en forme de colliers de perles mais qui piquent énormément. C’est Lola qui est la plus atteinte et ça lui fait comme une décharge électrique dont elle sentira encore les picotements plusieurs jours après… Sur la plage nous faisons la connaissance de Mohammed qui vit non loin de là et qui vient régulièrement nager avec les dauphins. Pour lui tout est la faute aux pêcheurs du coin qui depuis la semaine dernière ont installé d’énormes filets… Ces derniers aideraient à la prolifération de ces algues et en plus effraieraient les dauphins qui n’osent plus s’approcher. Il dit que d’année en année, il y a de moins en moins de dauphins dans cette baie… Il est ému en nous racontant des moments magiques passés dans l’eau avec ces merveilleux animaux. Il dit que pour lui, l’océan c’est sa seconde mère. En plus d’être gentil et généreux (il nous apporte plein de petits cadeaux et de nourriture), il est d’une grande patience avec Pablo et crée une véritable complicité avec lui !

Plage des dauphins (98)

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Grâce à lui nous avons l’occasion de partager un repas avec les chameliers du coin qu’il connait bien. Ces derniers ne parlent pas du tout anglais, c’est donc bien pratique d’avoir Mohammed pour la traduction. Nous apprenons qu’il s’agit de deux familles possédant chacune une centaine de dromadaires. Les hommes (pères, fils, petit-fils, frères, cousins…) sont fiers de se relayer pour s’occuper du troupeau qui se déplace dans la montagne et le long des plages en fonction de la nourriture. D’ailleurs ils ne laissent pas trop longtemps les femelles sur les plages car elles mangent les algues sèches et cela donne un goût salé au lait ! On nous offre une bouteille de lait de chamelle mais on n’est pas trop fan…

Plage des dauphins (134)

Plage des dauphins (132)
Plage des dauphins (127)

Comme les dauphins ne sont pas là cette fois ce sont les dromadaires qui ont toute notre attention ! Certains sont vraiment relax, allongés au soleil ! Depuis la semaine dernière, de nouveaux bébés sont nés ! Mais ils sont déjà grands !

Plage des dauphins (80)

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Mille mercis à Mohammed pour tous ces bons moments partagés, promis, nous reviendrons visiter ta belle région pendant le kharif !

Orage

Arc-en-ciel

Plage des dauphins (140)

Nous faisons un dernier joli bivouac dans un wadi :

Wadi Suneik (4)

Wadi Suneik (1)

Wadi Suneik (10)

Et puis les kilomètres s’enchaînent à travers un paysage d’une platitude et d’une monotonie déprimante : des gros camions, des puits de pétrole, des rafales de vent, de la poussière… Rien pour nous remonter le moral ! Car en plus d’avoir le cafard de quitter ce pays que nous adorons, nous avons de nouveau des problèmes de camion, pfff ! Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas !

Sur la route (50)

Sur la route (52)

@ bientôt

Clignement d'œil

Oman itinéraire total

5 commentaires sur « Le Dhofar »

  1. Toujours de magnifiques photos et commentaires nous sommes heureux de vous savoir en bonne santé malgré les petits problèmes ponctuels
    Mais après Oman qu’elle est la suite du voyage ?
    Nous vous souhaitons bon vent et on vous embrasse tous
    Maryse et Daniel

    J'aime

  2. Je suis content pour vous des bons moments que vous passez avec les Omanais,que de beaux paysages sablonneux avec toile de fond les palmiers .je vous souhaite une bonne continuation et que MERLIN roule sans ennuis.
    salut les PLES’MOBILES (les voyageurs de l’impossible)bisous à vous Quatre.
    Daniel et Annie le 316cdi de Levento italie

    J'aime

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